Les convictions ne sont JAMAIS tristes.

Mes chers amis Alegrissimi,

 

 

"En démocratie, perdre n'est aucunement une honte. La honte est de fuir un combat et de ne pas savoir pour quelles raisons on se bat."

Cette phrase extraite du discours de notre candidat, après l'annonce officiel des résultats, ne laisse planer aucun doute sur l'envergure de sa dignité d'homme engagé.

 

Cette défaite, il dit vouloir l'assumer, seul, parce qu'elle n'est pas la nôtre. Je pense, néanmoins que cette défaite est aussi la nôtre.

Certaines données doivent évidemment trouver leur place dans l'analyse politique et je me réjouis d'apprendre que le vote des Portugais de l'étranger indiquait plus clairement et plus franchement le chemin d'un second tour (sur 8 pays au moins des 14 en cause en Europe).

 

Ici, à l'extérieur, nous avons fait avec quelques miettes mais avec une détermination militante sans faille. Nous étions là, nous sommes là et nous serons encore là. Pour Manuel Alegre et pour le Portugal !

 

La participation demeure ridicule et il s'agit de réfléchir encore afin de faciliter une meilleure participation dont on parle depuis plus de 30 ans, par ailleurs. Certains s'en trouvent scandalisés mais, nous savons tous la complexité de faire vivre notre démocratie, de la rendre meilleure. Personnellement, je me suis souvent posée la question de la considération du Portugal pour ce tiers de population partie, immigrée ou portugaise édulcorée que le pays d'origine comme d'accueil connaît peu ou prou? Et parfois dans une réciprocité honnête. Ce lien si étrange, voire insondable avec la nation ? Nous ne sommes peut-être pas si éloignés de quelques éléments de réponses nouveaux et utiles pour l'avenir.

 

Contre les canons, marchons (Obrigada Luis) ! Ceux de cette dictature sans merci, puissante et sournoise,  qui scande "marche ou crève", devant lesquels les hommes sont soumis, celle des marchés financiers, des antichambres de notations obscures et de l'argent pour guide absolu.

 

La justice sociale n'est pas un slogan facile mais un objectif aussi ambitieux que possible. Manuel Alegre a raison.  

 

Sur ce blog, j'ai déjà dit que nos démocraties manquaient de voix comme celles de Manuel Alegre. Cette voix qui n'aurait jamais fait un discours tel que celui du Président réélu, loin loin loin d'être apaisé en opposant les infâmes aux justes, comme si le temps des croisades sonnait le glas à nouveau.

 

Les inquiétudes sur la stabilité politique que les Portugais désirent, avant toute chose, -ce qu'ils disent lorsqu'ils défendent leur vote pour Cavaco Silva- pourrait bien donner des ailes à son contraire. Seulement le peuple a parlé et nous respectons sa parole.  

 

Mes excuses les plus plates mais ma langue de Camões était en mode tristesse et celle de Molière a empiété sur cette tristesse aussi comprehensible que digne, pour dire haut et fort que nos convictions JAMAIS JAMAIS JAMAIS ne sont tristes !

 

Enchantée d'avoir fait votre connaissance !

Bien à vous,

Nathalie de Oliveira

 

Natali Oliveira às 19:34 | link do post | comentar